Les 6 stratégies de démantèlement du réseau public : Rédigé par la Centrale des Syndicats du Québec mai 2002

2018-02-01

Il est important de mentionner que ces stratégies se déploient dans un contexte de mondialisation.

Première stratégie : la privation de ressources financières

Pierre angulaire de toutes les autres, elle est présente au Canada depuis 1995. En affamant le système public, on a créé de toute pièce les pénuries de services, la rareté ; le système devient déficient, la population insatisfaite réclame le droit de se payer des services parce qu’elle n’a plus confiance au système public.

Au Québec, les compressions budgétaires ont résulté en 2,2 milliards de dollars de moins dans les établissements du réseau (c'était en 2002). 

Le programme de départ volontaire à la retraite (1997) a privé le réseau de près de 10 000 employées d’expérience (10 %). La pénurie de main-d’oeuvre n’est pas encore réglée aujourd’hui.

Les établissements du réseau et particulièrement les hôpitaux accumulent déficit sur déficit (500-600 millions/année) et n’arrivent toujours pas à émerger la tête de l’eau.

2001 : adoption de la Loi sur l’équilibre budgétaire du réseau public de la santé et des services sociaux interdisant les déficits sous peine de tutelle (ce que la nouvelle loi sur la gouverne est venue renforcer). Les établissements réduisent encore leurs services.

Autres coupures de fonds : réduction de la contribution des employeurs au Fonds des services de santé et baisse d’impôts (3,5 milliards de dollars) (c'était toujours en 2002).

Cela permet au gouvernement de dire que le budget de la santé accapare40 % du budget de l’État et que ces dépenses ne cessent de croître (enfait, ce sont les revenus globaux de l’État qui baissent). Et pourtant…


Le Québec est la province canadienne qui investit le moins, par habitant, pour ses services de santé alors qu’il y a 20 ans, c’était le contraire.

Le Québec est la province canadienne qui investit le moins, par habitant, pour les services à domicile.

Le Québec est la province canadienne où les dépenses privées de santé augmentent le plus rapidement (elles ont doublé depuis 1977).

Si l’on envisageait une progression des dépenses pour la santé au Québec de l’ordre de 5 % (Québec les évalue à 4 %) ainsi qu’une progression de l’ordre de 3 % pour les autres dépenses (1 % de mieux que le taux d’inflation), il resterait une marge d’environ 9 % à Québec.

 

Suite... la 2e stratégie vous sera présenté demain

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